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I
) Que dit la loi?
Le code du travail,
dans son article L 122-45 et suivants protège toute personne
qui subirait une discrimination à l’embauche ou pendant l’exécution
de son travail.
Ainsi,
la loi dispose que :
« Aucune personne
ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de
l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise,
aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié, ou faire
l’objet d’une mesure discriminatoire, directe ou indirecte,
notamment en matière de :
-
Rémunération
- de formation
- de reclassement
- d’affectation
- de qualification
- de classification
- de promotion professionnelle
- de mutation ou
de renouvellement de contrat »
et ce en raison
de :
- Ses
origines (ainsi un employeur ne pourra pas se fonder
sur la nationalité d’un candidat pour refuser de l’embaucher)
- De
son sexe (une exception existe pour l’embauche dans
les métiers de la mode : mannequins ; toutefois les différences
de salaires entre un homme et une femme pour le même emploi
et à compétences égales sont interdites)
- De
ses mœurs (en aucun cas les mœurs d’un candidat ne
doivent être pris en compte par un employeur pour l’embauche,
cela relève de la vie privée du candidat)
- De
son orientation sexuelle
- De
son age (sauf motif légitime. Ex : fixation d’un
age minimum pour l’accès au poste)
- De
sa situation de famille (une candidate ou un candidat
ne saurait se voir refuser un emploi à cause - de son statut
de femme/homme marié(e), divorcé(e) ou veuf/veuve)
- De
ses caractéristiques génétiques
- De
son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou
supposée, à une ethnie, une nation ou une race
- De
ses opinions politiques (un candidat ne saurait se
voir refuser l’embauche sous motif d’appartenance ou de sympathie
à l’égard d’un parti ou mouvement politique)
- De
ses activités syndicales
- De
ses convictions religieuses (l’appartenance religieuse
relève de la liberté du culte, et ne saurait être pris en
compte lors d’une embauche)
- De
son apparence physique
- De
son patronyme
- De
son état de santé ou handicap sauf inaptitude constatée
par le médecin du travail.
II
) Que faire en cas de discrimination au travail ?
Une action en justice
peut être exercée, en effet, un employeur qui se rendrait
coupable d’un ou plusieurs faits de discrimination peut se
voir sanctionner de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000 euros
d’amende.
Sachez également
que les organisations syndicales peuvent agir en justice en
faveur d’un candidat sans même que celui ci leur en fasse
la demande, pourvu qu’il en soit avertit par écrit et qu ‘il
n’en exprime pas son refus 15 jours avant l’intervention en
justice exercée par l’organisation syndicale.
Par ailleurs, les
associations de plus de 5 ans, constituées pour la lutte contre
les discriminations peuvent exercer toute action en justice
en faveur d’un candidat à un emploi, stage, formation ou d’un
salarié de l’entreprise victime d’une discrimination.
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